
Après avoir terminé deuxième à Denain, Florian Vachon a pris la tête de la Coupe de France grâce à un succès au Tour du Finistère et une 5e place au Tro Bro Leon. Le coureur de Bretagne-Schuller a réussi à tirer profit de la force collective de la formation continentale.
Par Thomas Djezzane et Antonin Hudrisier
Dans le final du Tro Bro Leon, dimanche, Florian Vachon était accompagné par un équipier, Jean-Luc Delpech, dans le groupe de cinq coureurs qui s'est disputé la victoire. Mais le surnombre de son équipe ne lui a pas profité : "On n'a pas assez communiqué explique le coureur à www.cyclismag.com. J’avais le poids de la course et Jean-Luc aurait dû en profiter, mais il a dû penser que c’était plutôt à moi de me découvrir vu que j’étais leader. Nous n'avons pas vu le choses de la même façon, et nous ne nous sommes pas parlé."
Les deux équipiers n'ont pas pu faire face à l'assaut final de Jérémy Roy (Française des Jeux) : "Il y a eu un moment de flottement, mais nous étions dans le dur. Nous sommes revenus à 10 mètres, mais Jérémy s'est livré à fond, il ne s'est pas relevé."
Florian Vachon a aussi buté sur Lloyd Mondory (AG2R-La Mondiale), ancien vainqueur de la Coupe de France, dans le final : "Il a calqué sa course sur moi, mais je ne pense pas que cela ait changé le résultat de la course."
« PAS MOINS FORTS QUE LES AUTRES »
Le léger dysfonctionnement entre les deux coureurs de Bretagne-Schuller ne reflète pas la cohésion de l'équipe depuis le début de saison : "On a un groupe solidaire, et surtout on a pas peur de faire des efforts en trop." Les exemples ne manquent pas. Samedi, sur le Tour du Finistère, quatre coureurs de Bretagne-Schuller figuraient dans la bonne échappée, dont Gaël Malacarne qui s'est dévoué dans le final : "Pourtant, il est Breton et courait à domicile. Il aurait sans doute aimé s'illustrer".
Repéré par le directeur sportif de Bretagne-Schuller, Emmanuel Hubert, après sa victoire d'étape en septembre sur le Tour du Gévaudan, Florian Vachon a rejoint la formation cet hiver. Et tire un bénéfice de l'osmose mise en place au sein du groupe : "Cette force collective nous vient du staff. Les dirigeants nous mettent en confiance. Roger Tréhin et Emmanuel Hubert nous ont dis que nous n'étions pas moins forts que les autres. Individuellement, si. Collectivement, non.". Pour Vachon, le credo est simple : "On peut rivaliser avec les autres équipes si on court bien en équipe.".
UN WEEK-END IMPORTANT
Depuis son arrivée en Bretagne, Florian Vachon semble avoir franchi un palier. En huit jours, il a remporté une étape au Circuit des Ardennes (2.2) et le Tour du Finistère, terminé 2e du Grand Prix de Denain et 5e du Tro Bro Leon. Le coureur français occupe après six manches la tête de la Coupe de France, avec onze points d’avance sur Leonardo Duque (Cofidis). "Ce week-end là était important pour moi, c’était un objectif. Je m’étais préparé avec mon entraîneur pour être en forme à cette période. Cependant je ne pensais pas marcher aussi fort, et prendre la 1e place de la Coupe de France" indique t-il à www.cyclismag.com.
L’Auvergnat, âgé de 25 ans, peut être très satisfait de son « week-end breton ». Au Tour du Finistère, il a succédé à deux anciens de la maison Bretagne-Schuller, à savoir David Le Lay et Dimitri Champion. Ces deux coureurs ont depuis rejoint le ProTour et AG2R-La Mondiale.
Photo : Florian Vachon flambe en Bretagne
Crédit : Etienne Garnier - www.velofotopro.com