Cadel Evans veut que justice soit rendue
Michele Scarponi remonté contre Michael Rogers
Un problème chasse l'autre
L'Autriche coupe le son
Dave Zabriskie fan de Jack Bauer
Samoilau veut rebondir au Giro
Qu'il est loin mon pays...
Bulletin réalisé par Nicolas Gachet, Dominique Turgis, Laurent
Galinon et François Legarré
Cadel Evans veut que justice soit rendue
Cadel Evans s'est dit surpris de la décision du Tribunal Arbitral de
Sport de confirmer la suspension de deux ans, infligée en mai 2009 par
le CONI, à l'encontre d'Alejandro Valverde. "Si la justice pouvait
être enfin rendue pour tout le monde, le cyclisme vivrait certainement
mieux" a estimé le champion du Monde. Le coureur de BMC pourrait
être déclaré vainqueur du Dauphiné 2009 si Alejandro Valverde perd
toutes les victoires acquises depuis mai dernier.
Cadel Evans regrette de ne pas avoir remporté l'épreuve à la régulière,
sans oublier les primes et les points UCI qui vont avec. Mais ce qui
le dérange surtout, ce sont les critiques émises sur sa manière de
courir lors de l'épreuve. "Elles sont écrites dans les journaux et
m'ont fait mal" indique l'Australien.
Source : L'Équipe
Michele Scarponi remonté contre Michael Rogers
Un écart de Michael Rogers à l'arrivée sur la 6e étape de Tirreno-Adriatico a contraint Michele Scarponi de laisser filer Stefano Garzelli prendre une bonification de 6''. Michele Scarponi (Androni Giocattoli) a alors pesté contre l'Australien : "Je ne sais pas s'il l'a fait exprès, mais ce Rogers est un imbécile."
Ce dernier avait annoncé avant l'ultime étape à Cameron Wurf, coéquipier de Scarponi, que les coureurs de HTC-Columbia allaient essayer de lui rendre les secondes perdues la veille.
Mais grâce à deux nouvelles secondes acquises, cette fois en cours d'étape, Stefano Garzelli s'est offert le classement général final de l'épreuve italienne. Ce qui n'a pas calmé Michele Scarponi : "J'ai perdu, c'est rageant ! Sans ce maudit Rogers, j'aurais gagné Tirreno..."
Source : L'Équipe
Un problème chasse l'autre
Le journal de la FFC La France cycliste s'attaque à un phénomène présenté comme défavorable à l'image du vélo : voir un coureur bien placé se relever alors qu'il est présent dans une échappée, à la demande de ses compagnons de fugue. Mais heureusement,
l'antidote est déjà trouvé : "La fin programmée de l'oreillette devrait heureusement contribuer à la mise sous l'éteignoir de cette pratique peu glorieuse" comme si les coureurs avaient besoin qu'on leur disent qui sont les coureurs placés au général.
Autre problème, "il n'existe pas encore de mots pour désigner cette pratique méprisable". On pourrait proposer de l'appeler une
"Jaja", en souvenir de l'étape Tarascon - Le Cap d'Agde du Tour 1998.
Après avoir porté la parole du peloton mécontent, le champion de
France 98 s'était échappé avec son frère Nicolas et Bart Voskamp. Il
s'était ostensiblement relevé pour relâcher la pression du
peloton.
L'Autriche coupe le son
Les oreillettes seront bannies sur les épreuves de la coupe
d'Autriche, la Radliga. La fédération autrichienne demandait
depuis plusieurs années la suppression des liaisons radio. Elle espère
que cette suppression rendra les courses plus nerveuses.
Si l'interdiction des oreillettes ne porte pas ses fruits, on pourra
toujours accuser un vent trop défavorable.
Source : laola1.at
Dave Zabriskie fan de Jack Bauer
Pour sa première course par étapes chez les pros sur le Tour de
Murcie, Jack Bauer (Endura Racing) a suscité l'intérêt du fait de son
homonymie avec un célèbre personnage d'une série Télé. "Un gars qui
avait beaucoup à en dire dans le peloton était (Dave) Zabriskie. Il
semble qu'il soit un grand fan de mon "boulot précédent" en tant que
Jack Bauer dans la série TV : 24 Heures Chrono (...) Je lui ai dis que
je n'avais jamais vu ce truc donc il a pris le temps de tout me
raconter de cette série".
Le coureur néo-zélandais ne dit pas si Dave Zabriskie lui a également
donné des conseils pour le contre-la-montre. En tout cas, pour sa
première fois sur un vélo de contre-la-montre, Bauer s'est classé 12e
du chrono de ce même Tour de Murcie.
Source : Roadcycling
Branislau Samoilau veut rebondir au Giro
Révélé sur les pentes des Dolomites du Giro 2007, Branislau Samoilau
n'a, depuis, plus joué les premiers rôles dans une course cycliste.
Fin 2008, le Biélorusse avait quitté Acqua & Sapone pour Amica Chips.
Naufragé après la banqueroute de l'équipe, Samoilau a été repêché en
juillet dernier par la Quick Step. Désormais, il regarde vers le mois
de mai. "J'ai à cœur de bien faire sur le Giro cette année. J'ai
gardé un bon souvenir de mon expérience aux côtés de Garzelli. Je vais
me focaliser sur le général, mais pourquoi pas viser une étape ?".
Double champion national du chrono, le coureur de 24 ans, confie à www.cyclismag.com
la difficulté de se situer après une saison à moitié blanche. "
L'an dernier avec Amica Chips, je n'ai pas fait beaucoup de courses
alors je ne sais pas où j'en suis réellement. Je dois monter petit à
petit, sans trop en faire, pour être à 100% sur le Giro."
Qu'il est loin mon pays...
Difficile de préparer le Giro quand on est Italien chez Sky. Expatrié
chez les anglos-saxons, Moris Possoni ne posera le pied sur aucune
course italienne avant le Giro : "Mon programme passe par le Tour
de Catalogne, le Tour du Pays basque et la Romandie. Ce sera difficile
de me jauger par rapport aux autres coureurs si je ne les croise pas
avant le mois de mai." Pourtant, Possoni confie à
www.cyclismag.com que l'équipe anglo-saxonne compte sur lui : "Le
Tour d'Italie est mon objectif, les dirigeants le savent. Normalement
je serai, cette année, beaucoup plus libre pour m'exprimer dans les
étapes de montagne." L'autre difficulté pour le Transalpin, c'est
la distance. Loin de ses proches, il doit parfois lutter contre les
coups de cafard. "C'est vrai que je préfèrerais courir plus souvent
dans mon pays. Il y a l'aspect sportif, mais surtout le côté affectif.
C'est dur pour ma famille, mes amis, mes supporters. Cela fait partie
de la vie d'un coureur, à moi de m'adapter."Il reste tout de même
un espoir : le Tour du Trentin. Sky pourrait être invité et Possoni
retrouver les siens, près de sa Lombardie natale.