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    Cyclisme - 19/01/2010 - Astana, Française des Jeux, Dopage, Riccò,...

    Posté le Mardi 19 janvier 2010 @ 20:19:22


    Astana à l'aveuglette
    Astana coupe le fil
    Française des Jeux : dure lutte pour un sponsor
    L'AFLD veut faire des contrôles sur le Tour...
    ... mais n'a plus assez d'argent en caisse !
    Riccardo Riccò s'est assagi
    Pour Pinotti, Riccò va replonger
    David Millar : "Bradley Wiggins veut être une star"
    Erik Zabel, l'entremetteur
    Julian Sanchez Pimienta garde un mince espoir



    Bulletin réalisé par Dominique Turgis, Pierre Carrey, Antoine Riche et François Legarré

    Astana à l'aveuglette

    Allan Davis, 96e à 8'22" de la 1ère étape du Tour Down Under explique son retard par l'absence d'oreillettes. Pris dans une cassure après le passage d'une bosse, l'Australien d'Astana n'a pas reçu de coup de main de ses nouveaux équipiers. "Il y a eu un défaut de communication. L'équipe n'a pas de radio. Je me suis retrouvé à 50 m derrière mes coéquipiers sans qu'ils ne s'en rendent compte."
    Ce qui est étonnant c'est de voir qu'une équipe laisse un sprinteur comme Allan Davis, tout seul dans le peloton, sans un équipier chargé constamment de l'abriter et de le remonter. Peut être l'habitude des oreillettes...
    Source: Cyclingnews.com

    Astana coupe le fil

    L'équipe Astana est venue sur le Tour Down Under sans oreillettes (Cyclingnews.com)
    Johan Bruyneel ne pourra pas s'amuser à pirater la fréquence de son ancienne équipe.

    Française des Jeux : dure lutte pour un sponsor


    -19 janvier 2010 : Le PDG de la Française des Jeux, Christophe Blanchard-Dignac, s'est prononcé pour un rassemblement des parraineurs qui financent le cyclisme afin d'agir notamment sur l'image de ce sport" (AFP).
    -3 février 2009 : "La Française des Jeux, par la voix de son président Christophe Blanchard-Dignac, a proposé lundi la création d'une association des sponsors d'équipes dans le cyclisme afin notamment de pouvoir financer les contentieux liés au dopage" (sports.fr).
    -18 mai 2008 : "[C. Blanchard-Dignac a annoncé] pour le printemps, période du bourgeonnement, la tenue d'états généraux du cyclisme.[...] Le fait que cette réunion oecuménique provienne d'un sponsor, faisant suite déjà à l'initiative de Roselyne Bachelot, montre bien à quel point le chemin vers une totale uniformité entre les instances responsables de ce sport est encore long" (sport24.com).
    -23 octobre 2007 : C. Blanchard-Dignac : "La Française des Jeux est depuis longtemps un sponsor engagé contre le dopage et il était temps d'agir. Bientôt il pourrait ne plus y avoir de sponsors ou plutôt, le cyclisme aura les sponsors qu'il mérite" (Reuters).

    L'AFLD veut faire des contrôles sur le Tour...

    Contrairement à ces deux dernières années, l'Agence française de lutte antidopage ne devrait pas être le "contrôleur officiel" du Tour de France en juillet prochain, à cause de son conflit avec l'UCI. Mais Pierre Bordry, le président de l'Agence, à expliqué au Monde qu'il avait l'intention d'effectuer quand même quelques prélèvements : "Nous demanderons à l'Agence mondiale antidopage l'application de l'article 15.1.1 du code mondial, qui permet à une organisation antidopage nationale de faire des contrôles supplémentaires sur une compétition internationale."
    En 2008, l'AFLD réalisait et planifiait les tests antidopage sur le Tour de France, organisé en-dehors du cadre officiel de l'UCI. En 2009, l'Union internationale reprenait en main la direction du programme mais laissait l'AFLD mener les contrôles et les analyses. Mais, en pleine épreuve, Pierre Bordry avait publiquement suspecté l'UCI de complaisance à l'égard d'Astana. Des accusations répétées dans un rapport que Le Monde avait éventé le 5 octobre. A la fin du mois, l'UCI tentait de démonter les critiques une à une. Et son président Pat McQuaid annonçait qu'il ne sous-traiterait pas avec l'AFLD sur le Tour de France 2010 : "Nous ne sommes pas prêts à risquer de mettre en péril tous les efforts qui ont été faits dans le cyclisme en matière de lutte contre le dopage en remettant à nouveau du travail entre les mains de cette agence" (L'Équipe).

    ... mais n'a plus assez d'argent en caisse !

    Pour mener des opérations de contrôle sur le Tour 2010, "il faudra que la pérennité de nos ressources soit assurée d'ici là", alerte Pierre Bordry. Il manque toujours quatre millions d'euros dans les caisses de l'AFLD depuis que le gouvernement lui a coupé une partie de ses recettes, en revenant sur l'augmentation de la taxe sur la retransmission des événements sportifs ("taxe Buffet"). L'AFLD attend toujours la compensation financière que le gouvernement s'était engagé à lui verser. Bordry menace : "Avec 4 millions d'euros en moins, on ferme. On ne pourra plus payer le personnel (soixante personnes rémunérées et 450 préleveurs payés à la vacation) et on devra diminuer le nombre des contrôles et des analyses."
    Toujours dans les colonnes du Monde, le président de l'Agence française de lutte antidopage assène : "Le fait que le gouvernement n'arrive pas à trouver une solution pérenne pour le financement de l'Agence me fait douter quant à la réelle volonté de lutter contre le dopage en France."

    Riccardo Riccò s'est assagi

    Habitué au révélations tapageuses avant son contrôle positif, Riccardo Riccò semble s'être calmé alors qu'il va faire son retour à la compétition dans quelques semaines. Quand Mark Cavendish le traite de parasite, l'Italien réagit à peine : "Je ne vais pas répondre car je suis le dernier à pouvoir parler après ce que j'ai fait. Il est le numéro un des sprinters au monde et donc il a toujours raison. Je suis dans le faux et je ne peux rien dire tant que je ne le rencontre pas sur la route. Cependant je ne suis pas du tout gêné par ce qu'il dit ou ce qu'il pense." Mais poussé dans ses retranchements le "Cobra" retrouve son naturel : "Comment s'appelle-t-il déjà ? Ah oui, Cavendish... Ce qu'il dit ne m'intéresse pas. Je travaille dur pour revenir à mon meilleur niveau. De toute façon, on fait taire les gens avec ses jambes, pas avec sa bouche."
    Source : La Gazzetta dello Sport repris www.cyclingnews.com

    Pour Pinotti, Riccò va replonger

    Présenté comme un des symboles de la lutte anti-dopage en Italie, Marco Pinotti a déclaré sur Twitter que le retour de Sella et Riccò après leur suspension pour dopage, lui "donnait envie de vomir". L'Italien ne pardonne pas à ses compatriotes : "Ils ont droit à une seconde chance mais ils ne se sont jamais excusés auprès des autres coureurs du peloton, aux gens dans les équipes qui ont perdu leur travail et auprès de tous les fans qu'ils ont trahis." Le coureur de HTC-Columbia se fait oiseau de mauvaise augure : "Je crains que Riccò n'ait pas retenu la leçon et commette à nouveau une faute."
    Source : La Gazzetta dello Sport repris www.cyclingnews.com

    David Millar : "Bradley Wiggins veut être une star

    David Millar (Garmin) est revenu pour ESPN sur le départ de son coéquipier Bradley Wiggins au Team Sky. Le coureur écossais s'attendait à cette issue : "Je pense qu'il y a peu de gens qui n'auraient pas succombé à ce qu'ils lui offraient. Ils ont tout misé sur lui. Il aurait été un homme extraordinaire s'il avait dit "non je reste ici". Outre l'aspect financier, Millar estime que la reconnaissance du public anglais a été également un facteur important dans la décision de Wiggins : "Brad veut être une star en Angleterre. Il veut pouvoir se mêler aux pop stars, être traité comme une pop star. Nous verrons ce que cela donne sur le long terme. Je sais que c'est l'une de ses principales motivations".
    Millar, qui annonce qu'il prendra part aux trois grands Tour, ne s'inquiète pas outre mesure de cette défection et estime que Christian Vande Velde est en mesure de prendre le relais.

    Erik Zabel, l'entremetteur

    Si les jumeaux Velits, Peter et Martin, ont rejoint l'équipe HTC-Columbia en 2010, c'est grâce à Erik Zabel. Le quintuple vainqueur de Milan-San Remo est allé voir Peter pendant le Tour de France pour débaucher les deux frères de l'équipe Milram.
    Erik Zabel a donc un vrai rôle chez HTC-Columbia, pas seulement celui de tomber dans les bras de Mark Cavendish après une victoire, devant les caméras et les photographes.
    Source : Cyclingnews.com

    Julian Sanchez Pimienta garde un mince espoir

    En remportant l'étape reine du dernier Tour de Catalogne, Julian Sanchez Pimienta inaugurait, sur une épreuve du ProTour, un palmarès jusqu'alors seulement riche de places d'honneurs. Huit mois plus tard, le coureur andalou, 29 ans, est plus près du chômage que du peloton. Il fait partie du lot de coureurs piégés par la disparition inattendue de l'équipe Contentpolis-Ampo. Malgré un horizon professionnel bouché, il continue de rouler en attendant une désormais peu probable proposition. "Je m'entraîne quotidiennement (...) pour être prêt" explique un Sanchez proche de la résignation : "Si je dois arrêter le cyclisme faute d'équipe je l'accepterai et je me consacrerai à un autre emploi".
    Sanchez Pimienta est professionnel depuis 2003. Il a porté successivement les couleurs des équipes Fassa Bortolo, Communidad Valenciana, Relax et Contentpolis.
    Source : Hoy



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