Oreillettes : Les équipes veulent passer en force
Le meilleur argument pour l'oreillette
Le pire argument pour l'oreillette
Eric Boyer craint un Festina II
Andreas Klöden à l'amende
Il suffit d'y croire
Favoritisme
Johan Bruyneel continue de griller Alberto Contador
Contradiction chez Silence-Lotto
Oscar Pereiro pourrait raccrocher
David Moncoutié réoriente ses objectifs
Romain Sicard surpris et heureux
Bulletin réalisé par Pierre Carrey, Dominique Turgis, François Legarré, Antoine Riche et Carine Cambou
Oreillettes : Les équipes veulent passer en force
Pour la première fois privées d'oreillettes mardi sur le Tour de France, les équipes préparent toujours activement leur riposte. Une réunion se tiendra lundi à Limoges avec l'association des groupes sportifs (AIGCP). Selon nos informations, à l'issue de cette rencontre, les managers devraient proposer, soit de continuer à travailler avec les oreillettes, soit d'inciter leurs coureurs à un mouvement de grève.
Interrogé sur le sujet par www.cyclismag.com, Roberto Amadio (Liquigas) confirme qu'il est prêt pour sa part à contourner l'interdiction : "Nous les utilisons chaque jour. Laissons les équipes faire leur travail. Nous ne nous mêlons pas de celui des organisateurs ni de la télévision." Roberto Amadio fait référence à la prise de position anti-oreillette de Daniel Bilalian, directeur des sports de France Télévisions.
Depuis que le congrès de l'UCI a validé en juin la suppression des oreillettes sur deux étapes du Tour, l'AIGCP tente de renverser la situation. Elle avait sollicité en vain Pat McQuaid à Monaco. Vendredi, le jury des commissaires a rappelé que les oreillettes seraient prohibées mais s'est engagé en compensation "à faciliter le travail des équipes sur les étapes concernées".
Le meilleur argument pour l'oreillette
Pour justifier le maintien de l'oreillette dans le peloton, voilà un argument que pourrait utiliser Johan Bruyneel : "Et comment je fais pour faire passer les consignes de Ferrari à Lance ?"
Le pire argument pour l'oreillette
Au micro de France Télévisions, Bjarne Riis justifie son opposition à la suppression de l'oreillette au motif, bien rassembleur, de la sécurité : "Notre sponsor met des millions dans l'équipe. Si un coureur tombe et qu'on ne peut pas aller le secourir, c'est une catastrophe pour nous."
De toutes façons, Radio-Tour annonce les équipes dont les coureurs sont pris dans une chute. Et si un de ses coureurs reste au sol après une chute, la voiture du médecin, placée devant la file des directeurs sportifs, sera beaucoup plus utile pour un blessé. Bjarne Riis connaît pourtant bien tous les bienfaits que peut apporter un docteur à un coureur.
Eric Boyer craint un Festina II
Eric Boyer, manager des Cofidis, dénonce dans les colonnes de L'Humanité le manque de volonté de beaucoup de ses pairs et de l'UCI à vouloir réellement lutter contre le dopage : "Une nouvelle chape de plomb est en train de se refermer. Il ne reste plus qu’un croissant de lumière qui passe. Mais si l’on referme ce couvercle encore une fois, nous allons nous retrouver face à l’équivalent d’une affaire Festina... "
Onze ans après le premier séisme, le manager de Cofidis craint une réplique encore plus importante : "Cela va se reproduire et peut-être de manière plus dramatique encore. Nous sommes peut-être au bord d’un drame qui, cette fois-ci, se passera en direct dans une montée de col. Un type y vomira ses boyaux parce qu’il aura ingurgité un produit qui lui aura fait un effet bœuf, quelques heures après l’injection". Boyer, qui en appelle à une véritable révolution, justifie sa prise de position : "Je le dis, car certains croient encore en un avenir meilleur, et c’est seulement pour ces gens-là que je suis encore là. Mais, franchement, le temps presse désormais…".
Andreas Klöden à l'amende
Andreas Klöden pourrait bien s'en tirer dans ses affaires de suspicion de dopage en Allemagne. Le procureur général du parquet de Bonn pourrait proposer au coureur d'Astana de payer une amende de 25 000 euros afin d'éviter un procès. Jan Ullrich a déjà bénéficié de ce point de droit pour arrêter les poursuites. "Nous avons ajusté la procédure dans le cas de Jan Ullrich, il n'y a pas de raison de ne pas agir de même pour M. Klöden" déclare le procureur de Bonn
Si Andreas Klöden accepte l'amende, est-ce que les organisateurs du Tour et l'UCI ne prendront pas ce geste comme un aveu ?
Source : Focus et DPA
Il suffit d'y croire
Voici comment Christian Prudhomme présentait l'étape du Tour de France entre Saint-Gaudens et Tarbes : "Ceux qui se sentiront inspirés pour précipiter le spectacle juste avant la journée de repos bénéficieront d’un terrain idéal."
A la vue du déroulement de l'étape soit les coureurs n'étaient pas "inspirés" soit le terrain n'était pas "idéal".
Favoritisme
"Transfert avec deux avions vers Limoges" (radsport-news.com)
Un pour Armstrong et un pour le peloton ?
Johan Bruyneel continue de griller Alberto Contador
Comme la veille du contre-la-montre à Monaco, Johan Bruyneel a choisi de présenter en conférence de presse un seul coureur lundi à Limoges : Alberto Contador. Plus cruel encore, il a fixé la rencontre à 15h, l'horaire espagnol bien connu de la sieste. C'est Lance Armstrong qui va pouvoir en profiter. L'autre perdant de ce petit stratagème est Cadel Evans, dont le point-presse est fixé à la même heure.
Contradiction chez Silence-Lotto
L'attaque de Cadel Evans dans le Port d'Envalira n'a guère enchanté le directeur sportif de Silence-Lotto Henrik Redant : "Ça ne sert à rien de courir comme un poulet sans tête, il faut réfléchir à une attaque."
Le Belge a son idée pour battre Astana : "Il faut travailler ensemble entre équipes. (...) Ça ne peut pas être programmé. Ça arrivera sur la route si l'opportunité se présente."
En revanche, Redant trouve étonnante l'attitude des Caisse d'Epargne vis à vis de Contador : "J'ai trouvé étrange que quand Cadel [Evans] attaque la Caisse d'Epargne mène la chasse. C'était la même chose sur le Dauphiné, quand Cadel attaquait et que Contador ramenait le groupe pour Valverde."
Source : www.cyclingnews.com
Oscar Pereiro pourrait raccrocher
A bout de forces dans la montée du col de Port, Oscar Pereiro a abandonné le Tour de France. Affecté par ce revers, le vainqueur du Tour de France 2006 n'écarte pas la possibilité de raccrocher en fin de saison :"Tout est possible. J'ai toujours dit que le Tour allait conditionner la suite, je ne l'ai pas réussi. Il se peut que oui, ce soit ma dernière saison". Pereiro, qui explique sa panne de jambes par un excès de jours de courses dans sa volonté de bien faire après sa grave chute de 2008, est en fin de contrat. Les discussions avec la Caisse d'Epargne n'ont, selon lui, pas débuté. Au vu de son moral, elles pourraient tourner court.
Source : Faro de Vigo
David Moncoutié réoriente ses objectifs
13e au classement du maillot à pois, son objectif avoué, David Moncoutié va réorienter ses ambitions pour la suite du Tour de France. "Je n'abandonne pas totalement l'idée d'aller chercher ce maillot. J'ai même marqué des points aujourd'hui (31 points, dimanche, NDLR). Je n'avais pas de très bonnes jambes sur cette étape. Je pense maintenant plutôt viser une victoire d'étape sur ce Tour" a-t-il confié à www.cyclismag.com.
David Moncoutié, neuf participations au Tour de France, compte deux étapes à son palmarès, acquises en 2004 et 2005. Il avait remporté l'an dernier le maillot de meilleur grimpeur sur le Tour d'Espagne.
Romain Sicard surpris et heureux
Romain Sicard s'est engagé pour deux saisons avec la formation Euskaltel-Euskadi. Le jeune basque, convoqué vendredi sur le Tour de France, ne s'attendait pas à signer un contrat avec l'équipe ProTour, dont son équipe actuelle Orbea est la réserve. "Mon directeur sportif Alvaro Gonzalez de Galdeano m'avait prévenu qu'Euskaltel voulait m'intégrer. Quand on rejoint Orbea, on a comme source de motivation de rejoindre Euskaltel mais pour ma part, je ne me prenais pas la tête avec ça. Je ne pensais pas signer pour la saison 2010. C'est une bonne surprise et bien sûr je suis content" a-t-il indiqué à www.cyclismag.com.
Romain Sicard, 21 ans, sait qu'il lui reste encore beaucoup de travail. "Le niveau des courses sera plus élevé. Les charges de travail vont augmenter mais progressivement car nous avons dans les deux équipes, le même fonctionnement" prévient le vainqueur de la Subida al Naranco.