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    Julie Krasniak : « Des choses m'échappent »

    Posté le Jeudi 09 juillet 2009 @ 20:30:00

    Julie Krasniak a participé aux Jeux Méditerranéens, une semaine après avoir conservé ses titres de championne de France espoir : pourtant, elle n'a pas l'impression d'avoir réussi sa course. Explications.










    Propos recueillis par Antonin Hudrisier


    LES JEUX MÉDITERRANÉENS AVANT LONDRES

    « J'ai participé le samedi 4 juillet aux Jeux Méditerranéens en Italie : c'était génial. Tout est vraiment fait pour que l'on soit dans l'ambiance des vrais Jeux Olympiques. Cet événement se déroule aussi tous les 4 ans, et pour cette raison, je n'ai pas regretté de ne pas m'aligner aux Championnats d'Europe Route qui se déroulaient le même week-end en Belgique. En Italie, il y a un village olympique, tous les athlètes sont logés ensemble, tout le monde mange ensemble. Il y a même un tableau des médailles, on est vraiment des les conditions des JO. C'est vraiment bien d'avoir fait cela en prévision, pourquoi pas, de Londres en 2012.
    Côté course, par contre, c'était un peu spécial : un circuit urbain, avec au total seulement 50 kilomètres. D'ailleurs, on a roulé très vite, quasiment du 40 kilomètre par heure de moyenne. Il faisait chaud, et finalement, c'était une course difficile. Au départ, nous étions 16, mais face à nous, il y avait 4 Italiennes redoutables (Giorgia Bronzini et Luisa Tamanini notamment). Elles font vraiment partie des meilleures mondiales, et avec Bronzini qui est très rapide au sprint, on savait qu'on courait un peu pour la médaille d'argent. Finalement, je l'ai obtenue, on ne pouvait guère faire mieux. D'entrée, je me suis échappée avec une concurrente espagnole et l'Italienne Tamanini, qui ne collaborait pas pour favoriser un retour de sa leader, Bronzini. Quand on a été revues, après 3 tours à bloc, Karine Gautard a contré, puis ensuite je suis reparti avec Tamanini, qui ne m'a pas relayé et qui m'a battu au sprint. J'ai essayé de temporiser pour pouvoir la battre, mais elle était trop rapide. Au niveau de l'équipe de France, on avait un groupe homogène, mais il nous manquait une sprinteuse capable de rivaliser avec les Italiennes.
    Il est difficile de situer le niveau de ma médaille par rapport à d'autres Championnats. D'un côté, il manquait des nations, mais d'un autre, nous n'étions pas non plus en domination totale. Après, ce qu'il faut savoir, c'est que ces Jeux n'ont aucun impact médiatique en France. En Allemagne ou en Italie, au contraire, il y avait des images à la télévision. En Italie, il y avait même tout un journal consacré à cet événement. Ce qui est sûr, c'est que c'était une expérience importante.

    L'IMPRESSION D'AVOIR RATÉ MES CHAMPIONNATS DE FRANCE

    Même si j'ai conservé mes deux titres (chrono et ligne) dans la catégorie des Espoirs, je suis passée à côté de mes France. J'ai fait les mêmes places que l'an dernier au scratch, à savoir 4e du contre-la-montre et 6e de la course en ligne. Physiquement, je me sentais super bien, mais je n'y étais pas mentalement. Ce contexte des Championnats m'a stressé. J'ai craqué dans le final, et je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi. Je refais la course mille fois dans ma tête, je me dis souvent : "Mais pourquoi je n'ai pas baissé deux dents pour y aller !". Il y a beaucoup de choses qui m'échappent. Ce qui est sûr, c'est que Christel Ferrier-Bruneau (qui remporte le titre, NDLR), était la plus forte. Depuis un an, elle est vraiment au-dessus et depuis la Flèche Wallonne, j'en faisais une de mes favorites.
    Je ne me focalise pas non plus sur cet échec, d'autant plus que je sais que j'ai toujours un peu de mal à gérer ces échéances nationales.

    TRANSITION VERS LE VTT

    Maintenant, il faut enchaîner avec le VTT, puisque je vais disputer les Championnats d'Europe le 11, puis le Championnat de France le 18, et ensuite la suite de la Coupe du Monde au Canada. Pour gérer cette transition, j'ai effectué une sortie sur mon VTT dès le lendemain des Jeux Méditerranéens. J'ai tout de suite eu des sensations correctes, je me suis sentie bien. Le lendemain, j'ai fait une longue sortie VTT, sur des chemins que je ne connais pas, pour retrouver des repères techniques.
    Je sais que les Championnats d'Europe se disputeront sur un circuit très roulant. Cela fait plusieurs années que c'est le cas. En fait le cahier des charges de l'Union Européenne de Cyclisme (UEC) est bien moins exigeant que celui de l'UCI. Ce n'est pas tellement un problème, c'est aussi bien de s'adapter à plusieurs types de courses. Je n'aime pas toujours faire la même chose.
    Ensuite, il y aura le France, sur un circuit beaucoup plus dur. Cela fait plusieurs années que je loupe le titre, c'est la même chose que pour la route : j'ai toujours du mal avec cet objectif-là ! On verra le 18 ! »

    Retrouvez la fiche de Julie Krasniak ici


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    Lire les précédents carnets :
    - 12/02/2009 : « Pas de choix à faire entre route et VTT »
    - 19/03/2009 : « Il n'y a pas d'équipe pour peser sur la course »
    - 09/04/2009 : « On ne fait pas du vélo pour voyager »
    - 07/05/2009 : « Une nouvelle saison commence »
    - 04/06/2009 : « Les objectifs de l'entraîneur ne sont pas forcément ceux du coureur »

    Crédit photo : Régis Garnier - www.velofotopro.com



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