Dossard vert : La liste des coureurs propres
Moncoutié court à point
Koldo Gil se résigne à raccrocher
Grossetto : Marco Frapporti a mal dormi
Yohann Gène met fin à quatre saisons de disette
Premiers pas remarqués de Romain Sicard
Télé, pas télé
Gros bonhomme de neige
Bulletin réalisé par Pierre Carrey (à Toulon), François Legarré, Carine Cambou et Dominique Turgis
Dossard vert : La liste des coureurs propres
Inauguré sur le Tour Méditerranéen achevé dimanche, le "dossard vert" récompensant chaque jour un coureur pour son comportement "écocitoyen", a été remis successivement à : Amaël Moinard, Dan Martin, Fumi Beppu, Oscar Pereiro et Jérémy Roy.
Le dossard vert était attribué par un jury présidé par Raymond Poulidor. Cyclismag reviendra sur cette initiative dans son fait du jour de lundi soir.
Moncoutié court à point
Vainqueur dimanche au sommet du Mont Faron, David Moncoutié a abordé le juge de Paix du Tour Méditerranéen en dernière position du peloton. "Il y a eu une chute devant moi et j'ai dû tout remonter" dit-il à l'arrivée.
En 2001, il était également parti de la dernière position mais par choix. Son plaisir : Doubler un maximum de coureurs dans la montée. Il s'était classé 3e. "Tu te rends compte ? S'il ne courait pas comme ça, il aurait gagné" se désespérait son directeur sportif Francis Van Londersele.
En 2009, David Moncoutié semble parti pour concilier plaisir et résultats.
Koldo Gil se résigne à raccrocher
Koldo Gil a décidé de ne pas s'entêter et de mettre un point final à sa carrière de coureur cycliste entamée en 2001 chez iBanesto. En négociation jusqu'à hier encore avec une équipe italienne, le coureur Navarrais a préféré ne pas donner suite au vue des piètres conditions financières proposées. Gil a été tout proche d'un accord avec la formation ProTour Fuji-Servetto au travers de l'arrivée d'un co-sponsor mais l'opération a également avorté. A seulement 31 ans Gil, marqué par l'opération Puerto, plie bagage avec un palmarès fort de onze succès comprenant notamment les Tours de Murcie, de Castille y Leon, des Asturies, la Bicyclette basque ainsi qu'une étape sur le Giro et le Tour de Suisse.
Source : Diario de Navarra
Grossetto : Marco Frapporti a mal dormi
Vainqueur à la sauvette de la 2e étape du Tour de Grossetto (voir ici ), Marco Frapporti (CSF Group) avouait au départ de l'ultime tronçon de l'épreuve italienne avoir très mal dormi : "J'ai essayé d'analyser ce que j'ai fait : Est ce que c'était juste ou pas ? Au final, j'ai très peu dormi mais je me considère comme le juste vainqueur".
La veille le calme de Frapporti contrastait avec la vive irritation de Fabio Sabattini (Liquigas) qui venait de mener le peloton dans la déviation à quelques mètres de la ligne. Frapporti expliquait alors : "Nous étions déjà passé une première fois sur la ligne, j'ai eu de la chance mais il fallait être attentif. Ils sont tous parti à gauche, j'étais en quinzième position et je suis le premier à être parti sur la droite"
Source : Tuttobiciweb
Yohann Gène met fin à quatre saisons de disette
En s'imposant dans la dernière étape du Tour du Langkawi (2.HC), Yohann Gène (BBox Bouygues Télécom) s'est offert un premier bouquet de vainqueur chez les pros. Le coureur antillais avait annoncé la couleur à l'entame de sa cinquième saison au plus haut niveau : "J'ai envie de jouer un peu plus ma carte personnelle". Gène ne s'attendait, toutefois, pas à obtenir des résultats aussi tôt dans la saison lui qui vise les Coupes de France du printemps.
Après l'Amissa Bongo gabonaise, où il a flirté par deux fois avec la victoire, son manageur, Jean-René Bernaudeau, jouait déjà les devins : "Au vue de ce qu'il vient de nous montrer, je sens que ça va être une bonne année pour lui".
La saison commence plutôt bien en effet.
Source : France Antilles
Premiers pas remarqués de Romain Sicard
Romain Sicard (Orbea), tout juste de retour chez lui après sa première épreuve dans les rangs professionnels à l’occasion du Challenge de Majorque (Espagne) a confié à Cyclismag ses premières impressions. De tempérament offensif, Romain Sicard n’a pas perdu ses bonnes habitudes : "Je me suis dit qu'il fallait prendre des initiatives pour essayer de partir du bon pied et après plusieurs tentatives, j'ai pu me glisser dans l'échappée du jour. Cela m'a également permis d'engranger des points pour le classement des sprints spéciaux et de m’y placer en tête. Du coup, le lendemain j'ai décidé de remettre ça afin d'essayer de marquer de nouveaux points." Un classement que Sicard a su défendre et conserver tout au long de l’épreuve.
Désireux d’engranger de l’expérience, le néo-pro relate : "Ces deux premières échappées restent de très bons moments. J'ai pris pas mal de plaisir sur le vélo mais cela m'a aussi permis de constater ce qu'était justement une échappée au niveau professionnel, et de voir à quel point le peloton y a une emprise." Le Français a également pu s’apercevoir à quel point, la gestion de l’effort et la récupération avaient leur importance dans ce nouveau monde qu’il découvre et où "le fait de défendre un classement a eu une saveur particulière tout au long de l'épreuve."
Télé, pas télé
Le Tour de Castille y Léon a décidé de se passer de la retransmission en direct de son épreuve. Trop cher à l'heure où l'épreuve connaît des problèmes budgétaires.
A l'inverse, le Tour de Catalogne négocie actuellement avec la télévision catalane la diffusion de son épreuve. Une diffusion qui permettrait d'attirer de nouveaux partenaires utiles pour boucler le budget toujours déficitaire à trois mois du départ. Il est loin le temps où le statut ProTour devait garantir une diffusion planétaire de l'épreuve.
Source : Biciciclismo
Gros bonhomme de neige
Il a passé quinze jours les pieds dans la neige, la tête dans le froid, à fixer la glace qui ne fond pas, à interroger des skieurs en allemand comme si c'était Jan Ullrich, à côté de Carole Merle, euh, non, Montillet, à saluer les personnes handicapées qu'il ne connaissait pas pendant les championnats du monde de ski sur France Télévisions.
Mais dans quel état vont-ils nous rendre Jean-René Godart ?