Cyclismag, le cyclisme à visage humain : magazine du cyclisme
  Créer un compte Utilisateur      Connexion      Accueil      Best of   
 
  Sondage
Pourquoi Andy Schleck participe-t-il à la Vuelta ?
- Pour continuer d'aller chercher des bidons, mais sans maillot de leader sur les épaules
- Pour passer des vacances à moindre frais
- Pour attendre le grupetto
- Pour tester sa nouvelle chaîne et sa nouvelle cassette
- Pour discuter avec le roi d'Espagne à l'arrivée des étapes
- Pour expérimenter un nouveau plan

Anciens Sondages

  • Votes : 240
  •  
      La Lettre

    Votre adresse E-mail

    Abonnez-vous, c'est gratuit !
     
      Partenaires








     
    Michel Callot : « Une vision d'avenir »

    Posté le Dimanche 18 janvier 2009 @ 21:45:16

    Pour la première fois, les trois candidats à la présidence de la Fédération française de cyclisme se lancent dans le débat, grâce à l'interview de www.cyclismag.com. Ce soir, Michel Callot se prête au jeu des questions. Il veut un président qui "impulse", dialogue avec les clubs, et écrit un projet sportif global.






    Propos recueillis par Pierre Carrey

    Qui succèdera à Jean Pitallier à la tête de la FFC le 28 février prochain ? David Lappartient (vendredi), Cyrille Guimard (samedi), Michel Callot (ce soir), les trois candidats déclarés, ont accepté de préciser quelques points originaux de leur programme. Dans un souci d'équité, les trois entretiens sont publiés à la même heure. Chaque candidat a répondu au même nombre de questions. Certaines diffèrent, en fonction des programmes présentés. D'autres sont rigoureusement identiques, concernant la position de chacun sur ASO, sur l'UCI, sur la Ligue nationale du cyclisme, sur la piste, sur le projet des candidats adverses et sur le bilan des deux mandats écoulés.

    Cyclismag : Vous avez été le premier à vous déclarer candidat à la présidence. Qu'est-ce qui vous a poussé à partir ?
    Michel Callot : Nous sommes nombreux à avoir constaté des carences dans le fonctionnement de notre fédération. Nous en avons discuté entre nous. Depuis presque 18 mois, nous travaillons à un projet, pour rester fidèle à notre esprit participatif et nous enrichir de nombreux points de vue. Nous avons associé à nos recherches des dirigeants issus de toutes les familles du cyclisme. Pour aller jusqu'au bout de notre démarche, il fallait présenter une candidature à la présidence. J'étais le plus disponible donc mon nom est ressorti. Mais j'insiste sur le fait que notre candidature est celle d'une équipe, et au-delà de nombreux soutiens partout en France.

    "RENOUER LE DIALOGUE AVEC LES CLUBS"

    Quelle est la première urgence à traiter selon vous ?
    Il y en a deux qui sont indissociables. La première, c'est la gouvernance. Il faut renouer le dialogue avec les clubs, les comités départementaux, les comités régionaux. Le président quant à lui doit impulser. Il doit être un moteur et ne pas se contenter de gérer le quotidien. L'autre priorité, c'est la restructuration financière. Les deux urgences sont liées car si on s'organise mieux, on fait des économies simples.

    Que proposez-vous pour améliorer les comptes de la FFC ?
    Par exemple, d'inverser les flux financiers : nous laissons aux clubs une part du produit de la licence et aux organisateurs le montant de l'engagement. Nous pouvons aussi faire des économies sur la politique d'achat. Or, j'ai mis neuf mois à obtenir la liste des fournisseurs de la Fédération ! Réformer le siège fédéral, ça ne veut pas du tout dire mettre tout le monde dehors ! Ca signifie que grâce à des outils adaptés, les salariés dégagent du temps pour travailler au développement. Le sport santé, le sport environnement, le cyclisme comme mode de déplacement : voilà des thèmes porteurs, qui peuvent attirer des partenaires. Aujourd'hui, le secteur marketing de la Fédération est déficitaire alors qu'il devrait être lucratif. Ca me choque.

    "ON NE PEUT PLUS SE CONTENTER DE POSER DES RUSTINES"

    Mais entre les cas de dopage, la baisse des licenciés, les finances difficiles, l'image de la FFC peut-elle être vendeuse ?
    Oui. Jusqu'à présent, on ne vend rien parce qu'on n'a aucun projet. On se contente de vendre de l'image et sur ce point, nous sommes concurrencés par d'autres disciplines. Jean Pitallier a eu le mérite de resserrer les boulons budgétaires depuis huit ans mais on ne peut plus se contenter de poser des rustines pour équilibrer les comptes à peu près. Avec plusieurs comités, nous nous sommes posés les questions: Quelles sont nos valeurs ? Qu'est-ce qui peut inciter un club à s'affilier ? Il faut dissocier les problèmes liés à l'image de marque de la fédération, sur laquelle nous voulons travailler sans plus attendre, et l'image de ce sport dont nous devons être partie prenante. Sur le sujet de l'antidopage, par exemple, nous continuerons d'aller plus haut et plus fort, mais nous devons le faire savoir. Il faut enfin dire que le cyclisme est à la pointe du combat.

    Quel regard portez-vous sur la piste, qui semble dépassée par les gros moyens des Britanniques ?
    Nous réfléchirons à une rationalisation des moyens. Pour des raisons historiques, il existe deux pôles, à Hyères et à l'INSEP. Est-ce nécessaire aujourd'hui encore ? Peut-on imaginer des points de convergence ? Nous écrirons un projet sportif global. Je crois vraiment que des investisseurs peuvent être intéressés. Lorsque j'entends le secrétaire d'Etat aux sports Bernard Laporte qui veut ouvrir les portes du Medef pour le sport de haut niveau, je dis : allons-y !

    "LE PASSAGE A UNE AUTONOMIE DE LA LIGUE A ÉTÉ CATASTROPHIQUE"

    Quelle est votre position vis-à-vis de la Ligue professionnelle, qui a pris son autonomie en 2008 ?
    La manière dont notre Fédération a négocié le passage à une autonomie est catastrophique. On s'est focalisé sur des problèmes financiers en faisant abstraction des thématiques communes. On doit envisager une co-gestion dans les organisations (championnats de France), la formation (jeunes coureurs et reconversion des professionnels), la communication - les responsables de la Ligue ont beaucoup à nous apprendre dans ce domaine. La Fédération respectera la convention qui a été signée. Mais il faut se remettre au travail pour clarifier les futurs projets à partager.

    Quelle est votre position vis-à-vis de l'UCI, qui a levé fin septembre les sanctions contre la fédération française ?
    Jean Pitallier a été un président très courageux face à l'UCI. Il a su prendre la parole et il a à cet égard tout notre respect. Maintenant, dans un cadre légitimiste et des relations normalisées, le président doit rester militant, faire entendre la voix de la France, éventuellement sa différence.

    "FAIRE UNE RELATION GAGNANT GAGNANT AVEC ASO"

    Quelle est votre position vis-à-vis d'ASO, qui a renfloué les caisses de la fédération en 2008 ?
    Avec cet opérateur majeur de notre cyclisme, nous devons avoir une relation gagnant-gagnant. Nous partageons le même fond de commerce. ASO a besoin d'une audience, en particulier d'une audience rajeunie. La Fédération a besoin de l'intérêt des jeunes. Il faut continuer à mener des actions ensemble comme "A chacun son Tour", à destination des scolaires. Les dirigeants d'ASO que je connais sont ouverts à cette idée. Pour autant, la Fédération ne doit pas devenir dépendante d'un opérateur privé, quel qu'il soit.

    Que pensez-vous du bilan de Jean Pitallier ?
    J'ai beaucoup de respect pour l'homme. Il a oeuvré pendant des décennies avec vaillance au service du cyclisme français. Mais il s'est enfermé dans une gestion du quotidien, sans vision d'avenir, qui s'est asphyxiée et a asphyxié l'activité des clubs et des comités.

    "IL Y A UNE CONTRADICTION CHEZ DAVID LAPPARTIENT"

    Comment jugez-vous la candidature de Cyrille Guimard ?
    Nous avons des points de vue assez proches sur le constat et les perspectives d'évolution de la structure fédérale. Mais je ne sais pas s'il a une proximité avec toutes les familles du cyclisme, comme le VTT ou le BMX qui ont des problématiques à part entière. Je me demande également comment Cyrille Guimard, s'il est élu, pourra continuer à siéger comme représentant à la Ligue alors que celle-ci veut son autonomie ! Mais Cyrille Guimard reste une de nos références techniques. Il peut apporter beaucoup d'idées et de solutions dans un conseil d'administration.

    Et la candidature de David Lappartient ?
    J'ai du mal à la comprendre. D'un côté, David est resté dans le sillage de Jean Pitallier, de l'autre son projet présente de nombreuses similitudes avec le nôtre. Il y a donc une énorme contradiction. Ce qu'il annonce ne correspond pas à l'action qu'il a mené en tant que vice-président délégué de la fédération. On a un peu le sentiment que le projet de David Lappartient est clientéliste. Il y a plusieurs questions en suspens : avec qui veut-il travailler ? Va-t-il sincèrement mettre en oeuvre son projet s'il est élu ou bien rester dans le conformisme et le conservatisme dont la fédération a fait preuve ses dernières années ? Par ailleurs, on aurait souhaité voir David Lappartient prendre ses responsabilités plus nettement au comité directeur de l'UCI. Son silence a été assourdissant.

    "IL NE FAUT PAS OUBLIER LE SPORTIF"

    Quelle est la première mesure que vous adopterez si vous êtes élu ?
    Je désignerai le Directeur technique national, puisque la date de la nomination est fixée au lendemain de l'élection. Puis nous annoncerons très rapidement la politique sportive de la mandature. Il ne faut pas oublier que le sportif, c'est la raison principale de nos engagements bénévoles...

    Quelles sont vos disponibilités pour présider la fédération ?
    Les textes actuels permettent d'envisager une rémunération mais je serai un président bénévole pendant la mandature à venir. Il serait malvenu que le président soit rémunéré alors que la situation financière de la Fédération n'est pas très brillante. Chaque semaine, je consacrerai cinq jours à mon mandat de président et deux à mon employeur actuel.

    "IL FALLAIT FAIRE CONNAÎTRE LE PROJET TRÈS TÔT"

    Que ferez-vous si vous êtes battu ?
    Si l'on prend en compte nos soutiens, nous représentons pour l'instant au moins un tiers des licenciés. Un rejet massif de notre équipe entraînerait une réaction solidaire et vive. Si nous sommes battus dans des conditions saines, que les mauvaises pratiques du passé n'ont pas eu cours, nous resterons très motivés pour qu'une partie au moins de nos idées soit appliquée.

    Vous avez beaucoup de soutiens au sein des comités régionaux, mais on dit que le système électoral ne vous est pas favorable...
    C'est vrai ! Le système avantage l'équipe en place, donc un certain conservatisme. C'est pour cela que nous devions faire connaître notre projet le plus tôt possible. Je suis subjugué de voir toutes celles et tous ceux qui relaient des informations sur notre candidature. J'espère vraiment que ces élections reposeront sur le libre arbitre de chacun et que le choix ne sera pas manipulé.

    Michel Callot a lancé un site internet très détaillé pour exposer son programme, son équipe, ses soutiens www.notre-cyclisme.com

    Discutez-en sur notre forum

    Crédit photo : DR


      Liens Relatifs
  • En savoir plus à propos de Exclusivité
  • Article de Nicolas

    Les dernières nouvelles à propos de Exclusivité :


  •  

    Imprimer cet article

    Envoyer cet article



               

    Cyclismag est le magazine de tous les cyclismes. Indépendant et critique, ce magazine cherche à prendre une distance vis-à-vis de l’actualité brûlante, et privilégie l’analyse ou les interviews, les éclairages techniques et historiques du cyclisme. Chaque jour, des infos et une enquête. Deux fois par mois, un magazine avec des interviews et des dossiers. En 2005, Cyclismag est parrainé par des personnalités du cyclisme: Magali Le Floc'h, David Moncoutié et Kilian Patour, trois témoins de leur époque qui reflètent la diversité et les contrastes du vélo. Cyclismag, c’est le magazine d'actualité du cyclisme à visage humain.

    © Cyclismag.net - © Cyclismag.com - Informations légales Design by Mickaël Fuseau-Barbarin | M-creation.net