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    Yannick Ricordel : « Hâte d'être à l'année prochaine »

    Posté le Jeudi 18 septembre 2008 @ 20:00:00

    La fin de la saison s'approche à grands pas pour Yannick Ricordel. Avant ça, il restait tout de même quelques gros morceaux au programme de ces dernières semaines. Entre championnat et coupe de France, pas de repos pour les amateurs français. Carnet de route.





    Propos recueillis par Freddy Guérin

    « Depuis le retour des championnats de France espoirs, je suis un peu fatigué. J'ai attrapé la crève au Grand Prix de Fougères à cause des intempéries. Même chose sur Paris-Vierzon. Même si j'arrive à être présent sur les courses, j'étais un peu bloqué. J'ai ensuite attrapé un rhume. Au niveau de la respiration, j'ai un petit souffle mais ça ne m'empêche pas de rouler.
    Au Grand Prix de Fougères, je n'ai pas terminé. J'étais loin, il faisait froid et j'avais fait le début de course à fond. D'autant plus que c'était le mardi juste après les France, donc il fallait avoir bien récupéré pour enchaîner.
    A Paris - Vierzon, j'ai fais une bonne course, même si on se fait taper dans le final au sprint. On a bouché une minute sur un groupe d'une dizaine de coureurs. Quand on revient sur les échappés, on n'est plus que deux à pouvoir rouler. Du coup, on n'a pas pu bien emmener Romain Mathéou. Il n'a pas pu faire son sprint. Je ne suis tout de même pas mécontent, parce que tout le monde est présent. On fait la course ensemble, même si ça ne va pas au bout. Il y a un bon esprit dans l'équipe.

    DES CHAMPIONNATS MITIGÉS

    Sur le championnat de France, j'ai eu un début de course difficile. Dans les trois premiers tours, j'étais un peu dans le dur. Je suis sorti avec Arnaud Courteille dans le petit taquet avant la principale difficulté. On était une vingtaine, mais c'est dans le suivant que le bon coup est parti. Je ne fini que 23ème, mais les sensations revenaient au fur et à mesure de la course. Avec un autre coureur, on revient même sur Blel Kadri qui était tombé. Je suis par contre déçu de mon chrono, mais par rapport à ce chrono, je ne suis pas mécontent de ma course, le dimanche. Au final, c'est un copain qui est champion. J'étais vraiment heureux pour lui. Malheureusement, il n'a pas eu de chance par la suite. Après la course, il a ressenti des douleurs au genou, il a eu une tendinite. Et dernièrement, il s'est cassé le poignet. Sa saison est terminée, c'est dommage pour lui. Avec tout ça, on n'a pas plus pleinement fêter ce titre. Il me tarde d'être l'an prochain pour rouler avec lui. Ca fait plaisir d'avoir un coéquipier qui porte un maillot de champion de France. Et ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivé à Nantes.

    ÉPILOGUE DE LA COUPE DE FRANCE

    A la base, je ne devais pas courir la dernière manche de la Coupe de France (NDLR le Tour du Gévaudan). Il était prévu que je fasse les Deux Jours de Machecoul, à la place. Mais avec Arnaud Courteille blessé et d'autres plus disponibles pour diverses raisons, il n'y avait plus grand monde. J'y suis un peu allé à reculons, mais si je fais du vélo, c'est que j'en ai l'envie et que je prends du plaisir. Ce n'était pas une course pour moi, mais j'ai fait la course comme si j'étais à Machecoul. Le premier jour, je passe les trois premiers cols, avant la chute de David Tanner, dans les premiers. Mais ensuite, dans le col des Vignes, c'était plus dur. Quand ça a accéléré, je me suis vite retrouvé dans le rouge. Avec la fatigue, le rhume et les problèmes de respiration, c'était vraiment trop dur.
    J'ai aussi pris le départ du chrono en retard. J'ai perdu 1'10", je suis parti à côté de Mathieu Halleguen. C'est la première fois que ça m'arrive. Le dimanche matin, au sprint, j'avais les cannes. Mais en Coupe de France, je n'arrive pas à débrancher le cerveau comme certains. La fin était en descente vers Mende. J'aime bien les descentes, mais je n'ai pas envie de chuter. Bérard a fait la descente à bloc, comme il avait fait au Tour du Béarn, l'an dernier. Les mecs, ils n'ont pas peur de chuter, ils ne pensent qu'aux points. Je n'ai peut-être pas la même motivation que les premiers, mais dans l'état actuel du classement, je préfère finir la saison que de tomber au Tour du Gévaudan.
    Cette saison, je n'ai pas été au niveau en Coupe de France. Je ne termine dans les points que lors du chrono de Sauveterre. Je me suis aussi bien senti au Pertre, mais au final je suis 40e. J'ai bien aidé l'équipe. Mais pour moi, le problème vient de ma mauvaise gestion de l'effort. J'ai tendance à trop donner en début de course, et sur le final, je ne suis plus là. Je suis trop généreux. Certains filochent plus que moi. Il faut aussi que je m'améliore physiquement. Cette année, j'étais en dessous. L'équipe est assez présente, c'est à moi de mieux regarder la course.

    CHANGER D'AIR

    Avant de terminer la saison aux Chrono des Nations, je vais courir le Tour de l'île de la Réunion avec le club. Ca me tentait d'aller courir dans les îles. La proposition est venue au dernier moment. Gwénaël Teillet a un problème au genou, donc je le remplace. J'y vais avec l'ambition de faire quelque chose. On aura aussi Willy Roseau aussi. On va essayer de gagner le classement général, on en a les capacités. Je ne connais pas le niveau là-bas, mais beaucoup de gars de la métropole y vont. Ca va peut-être être dur, mais il faut une bonne équipe pour tenir une semaine. Nous, on l'aura. J'y vais aussi parce qu'il y a un trou dans la saison, après la Ronde Mayennaise. C'est une bonne façon de finir la saison. Je ne suis pas cramé, mais ça fait plaisir de changer d'air au mois de septembre.
    Pour finir, il y aura le Chrono des Nations, aux Herbiers. Je vais le préparer comme celui des France. Dans ma tête, j'y vais au moins pour faire un podium au championnat des Pays de la Loire (NDLR la course sert de support au championnat régional dans les catégories juniors, espoir et dames). Après, s'il y a des gars comme Christensen, des spécialistes, il sera dur de les battre. Mais j'y vais pour bien terminer ma saison. J'espère retrouver mon bon chrono du Tour de Bretagne. J'y avais de bonnes sensations. Et puis ce chrono permet de finir la saison à côté de là où je vis actuellement, alors autant y participer. Un chrono unique, c'est assez spécial. C'est un rendez vous important, d'autant plus qu'il servira de championnat régional. C'est difficile pour certains de venir le courir en fin de saison. Il y a 40 bornes à faire, il faut vraiment être prêt physiquement. J'espère que je le serai. »

    Retrouvez la fiche de Yannick Ricordel ici



    Lire les précédents carnets :
    - 07/02/2008 : « Prouver que j'ai le niveau pour l'équipe de France »
    - 06/03/2008 : « Quand je prends le départ d'une course, c'est pour gagner »
    - 10/04/2008 : Yannick Ricordel finit en miettes à Sablé
    - 08/05/2008 : Yannick Ricordel du Nord au Sud
    - 07/06/2008 : Yannick Ricordel : « 60% de chances d'avoir mon diplôme »
    - 03/07/2008 : Yannick Ricordel : « Encore des efforts à faire »
    - 14/08/2008 : La bonne descente de Yannick Ricordel

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    Crédit photo : Régis Garnier - www.velofotopro.com


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