Tour de France 1998 - 17e étape - 29/07/1998
Mur de la honte
Le peloton fait franchir en tête la ligne d'arrivée d'Aix-les-Bains aux coureurs de TVM.
Il était un petit navire
A la barre du Tour de France, l'Amiral Jean-Marie Leblanc a essuyé une sévère tempête entre Albertville et Aix-les-bains. Mais le navire est arrivé à bon port malgré une rébellion mâtée par le "Pacha" Leblanc et son second, Bjarne Riis qui ont su endormir l'équipage.
Si des rats ont quitté le navire, le "Pirate" est toujours maillot jaune.
Le Tour abandonne
Après un premier arrêt au km 32, le peloton repart à faible allure mais les coureurs retirent leurs dossards. Normalement c'est un signe d'abandon. Mais, vues les circonstances, les commissaires vont fermer les yeux.
Source : L'Equipe
Pantani sauve le Tour
Après l'étape annulée d'Aix-les-Bains qui a vu le retrait de plusieurs équipes et de Luc Leblanc, son directeur sportif chez Polti, Gianluigi Stanga explique pourquoi il faut continuer le Tour : « C'est mieux de continuer le Tour de France, par respect pour Pantani et pour tous les coureurs qui ont souffert. »
Si Jan Ullrich avait été maillot jaune, est-ce que l'attitude des équipes italiennes aurait été différente ?
Source : L'Equipe
Lavenu interrogé
21h25 Vincent Lavenu est embarqué par des policiers, ceux de Lille donc de l'affaire Festina, pour être entendu.
La ONCE et la Française des Jeux sont aussi perquisitionnées. Le Dr Terrados et Marc Madiot sont eux aussi interrogés.
L'Espagne fout le feu...
Jean-Claude Ducasse, président de l'UNCP décrypte pour L'Equipe la première grève de Tarascon : «Les représentants du syndicat des coureurs espagnols conduits par José-Luis Laguia avaient rejoint le Tour dans les Pyrénées où ils avaient tenté de créer un mouvement de révolte. Ils voulaient faire grève (...) Laguia est revenu sur le Tour pendant la journée de repos, pour fomenter un mouvement de protestation à Tarascon mais tout était en place pour que les coureurs manifestent leur colère. »
... et quitte le navire
km 33, les ONCE abandonnent collectivement le Tour 98. Au km 80, les Banesto suivent le mouvement sur décision d'un des adjoints du président de la banque espagnole. L'équipe italienne Riso Scotti se retire elle aussi. Le soir, Vitalicio et Kelme annoncent leur retrait.
Jaja se sent seul
Laurent Jalabert ne veut pas suivre le mouvement du peloton qui a décidé de faire l'étape à 25 km/h. Lui qui avait pris la parole au départ de Tarascon, se sent un peu seul, 30 km après Albertville. « La colère est générale mais on vient toujours vers moi pour savoir ce qu'il faut faire. Je suis le leader pour certaines choses mais pas pour toutes. Là en ce moment, je suis seul à être dans une voiture. Où sont les autres ? En course ! »
Source : L'Equipe
Jaja fait connaissance avec la police
Laurent Jalabert est entendu dans l'après-midi par la P.J. de Lille. Commentaire du champion de France : « Je n'ai pas été persécuté. »
Il n'aurait pas dû écouter ses copains : « J'ai eu le témoignage de coureurs qui sont passés devant la police. Ils sont traités comme des criminels. »
Source : L'Equipe