La Saunier Duval vue de l'intérieur
Heulot en veut à Gianetti
Sebastian Lang ne pense pas au maillot à pois
Cavendish est presque collé
Soins palliatifs
Jaja balance
Petacchi sans essence
Bulletin réalisé par Dominique Turgis, Pierre Carrey, François Legarré, Antonin Hudrisier et Antoine Riche
La Saunier Duval vue de l'intérieur
Charles Dionne, le coureur québécois, a fait un passage d'un an dans l'équipe Saunier Duval en 2006. Et son témoignage ne contredit pas la présence du dopage dans l'équipe à l'oiseau rouge : « [Je savais] lire entre les lignes et ça ne me tentait pas de jouer ce jeu-là. Quand j’ai réalisé c’était quoi, je ne voulais pas faire partie de ça. Pourtant, le Tour, c’est mon plus grand rêve ! Mais quand j’ai vu comment ça se passe, j’ai changé d’idée. J’ai pris des décisions que certaines personnes n’ont pas comprises à ce moment-là et j’espère qu’elles comprennent un peu mieux aujourd’hui ».
Source : Le Soleil repris par veloptimum.net
Heulot en veut à Gianetti
Relation publique de Saunier Duval pendant trois ans sur le Tour, Stéphane Heulot en veut beaucoup à son ancien coéquipier de la Française des Jeux, Mauro Gianetti, manager des Saunier. Dans un entretien à Ouest-France, Stéphane Heulot rappelle qu'il faisait chambre avec Gianetti sur le Tour de Romandie 1998, la veille du malaise en course du Suisse mais l'ancien champion de France affirme que le Suisse bricolait dans son coin sans être vu.
Mais le plus gros reproche adressé au manager des Saunier est de faire fuir un gros partenaire. "A cause de Mauro Gianetti, ils [Saunier Duval] vont sans doute partir. Pour cela, il est impardonnable." Surtout que d'autres managers cherchent des partenaires pour monter des équipes continentales.
Sebastian Lang ne pense pas au maillot à pois
Reconnu pour ses qualités de rouleur (champion d'Allemagne du contre-la-montre en 2006), Sebastian Lang ne veut pas se cataloguer ainsi : "Je ne suis pas un spécialiste du chrono. Je suis bon dans les étapes, dans les courses à étapes, les classiques et je ne suis pas un mauvais grimpeur non plus. Je vais peut-être montrer que je suis plus qu'un rouleur." Il rappelle aussi : "Il y a deux ans, j'ai remporté le classement de la montagne du Tour d'Allemagne."
Riccò et De la Fuente le devançait à la sortie des Alpes et le maillot à pois lui est tombé sur les épaules après le retrait de la Saunier Duval. Pourtant le coureur de la Gerolsteiner ne se sent pas un lauréat par défaut : "J'ai eu ce maillot car le système est juste. Je sens qu'il m'appartient." Il ne se fait cependant pas d'illusion pour la suite : "Ce sera fini quand la course arrivera dans les Alpes". Lang a même annoncé qu'il ne cherchera pas à s'échapper pour aller récolter des points.
Source : cyclingnews.com
Cavendish est presque collé
Rolf Aldag, directeur sportif du Team Columbia, à propos de la quatrième victoire de Mark Cavendish sur le Tour de France vendredi: "Mark est le plus rapide du moment, même s'il est fatigué et qu'il lui manque 5% à 10% de ses capacités."
Heureusement qu'il n'est pas à 100%, sinon les autres sprinters finiraient hors-délais.
Source: AFP
Soins palliatifs
Pierre Ballester (rue89.com) : "Le sport de haut niveau est gangréné. De toute façon, l'émotion est morte, c'est un languissant suicide collectif."
Laurent Joffrin (Libération) : "Comme on ne peut pas empêcher les coureurs de courir et les fans de se passionner, une seule conclusion s'impose : le Tour de France est mort. Vive le cirque à vélo !"
La mort du Tour et du cyclisme, c'est le diagnostic posé chaque année ou presque par des éditorialistes depuis 1998. Libération avait déjà constaté le décès l'an dernier, de même que France-Soir. Mais que faire si le vélo a encore envie de vivre ?
Jaja balance
Laurent Jalabert (RTL) : "Le vélo est gangréné par le dopage et pas seulement depuis dix ans."
Petacchi sans essence
Marco Velo (Milram) est amer. Son chef de file Alessandro Petacchi a filé, sans ses ouvreurs, chez LPR : "Notre travail est tout un art, mener les derniers kilomètres à 60 km/h n'est pas donné à tous le monde. Et Prendre Petacchi seul c'est comme acheter une Ferrari et la laisser au garage faute de carburant".
Et au prix du carburant Petacchi va devoir raccourcir son train.
Source : Tuttopsort