
En raison de ses obligations professionnelles, Fanny Riberot peine à trouver le temps pour s’entraîner. Elle espère trouver au plus vite une solution et repartir sur de nouvelles bases. Sa saison débutera, en attendant des jours meilleurs, officiellement dimanche lors du Het Volk. Carnet de route.
Propos recueillis par Nicolas Gachet
« J’ai couru dimanche avec les garçons ma première compétition de la saison. Je crois que je n’aurais pas du m’y rendre. J’avais très peu roulé les deux semaines précédents la course. Je me suis dit que ça allait aller, mais dès le départ, je me suis dit « Oulah, il y a un problème. Ce n’est pas bon du tout. » Avec les filles quand on n’est pas au mieux, des fois, ça passe quand même mais là avec les gars, ils sont partis à bloc dès le départ. J’ai fait 45 minutes, et j’ai abandonné. Je manquais de rythme.
DU HOME-TRAINER EN GUISE D’ENTRAINEMENT
Avec le travail, je ne peux pas beaucoup m’entraîner. Je fais du home-trainer le soir, je n’ai pas le choix. Le plus difficile est de se motiver à monter sur le home-trainer, mais une fois dessus, ça va. J’en fais 45 minutes. Je regarde la télévision, le temps passe plus vite. Mais il est difficile d’en faire plus. En faire me permet de travailler le mental. (rires) Comme je l’avais dit, je n’ai pas pu beaucoup rouler cet hiver avec la formation à France Télécom, là où je travaille. Le stage avec l’équipe de France avait été un peu difficile. Je manquais de puissance. Quand le rythme s’accélérait, j’avais un peu de mal à suivre. Il y avait des filles au-dessus du lot mais on travaillait aussi par groupe, et j’étais avec des filles de mon niveau. Je n’étais pas la dernière. J’ai eu de la chance car il y avait avec nous mon entraîneur Julien Thollet, qui est aussi Conseiller Technique Sportif de Rhône-alpes. Il a ainsi vu où j’en étais. Nous avons pu voir ensemble ce que je devais travailler.
TROUVER UNE SOLUTION
Dans la tête, c’est un petit peu difficile en ce moment. Dimanche, je participe au Het Volk. Ça va être compliqué mais je ne vais pas baisser les bras. Cependant, il va falloir trouver une solution. Je ne peux pas continuer de cette manière. En parler à ma manager au travail, lui demander du temps libre pour m’entraîner… n’est pas évident. Je ferai le point la semaine prochaine, j’attends que le « Volk » passe. Je souhaite repartir sur de nouvelles bases. Mais je le redis, je ne peux pas continuer ainsi, ce n’est pas possible. J’ai confiance en moi, je vais y arriver.
LA BELGIQUE POUR PROGRESSER
J’attends le Het Volk afin de savoir où j’en suis par rapport aux autres filles. Pas forcément les françaises mais les filles qui ont généralement mon niveau. Ensuite, je dois en principe retourner, début avril, en Belgique pour le Tour des Flandres (Coupe du Monde). Un doute plane encore sur ma participation comme la course se déroule le même jour que la Ladies Berry Classics. Je devrai aller au Tour des Flandres quand même. Je n’irai pas pour gagner, je ne gagnerai jamais cette course. Je me fixerai un objectif personnel en fonction de mes sensations. Le but sera de suivre le plus longtemps possible le peloton même si j’irai sans être au top de ma forme. Je souhaite progresser et ce n’est pas en courant des courses de niveau national en France que je vais le faire. Puis pour le moral, il faut mieux se faire lâcher au Tour des Flandres plutôt qu’à la Ladies Berry Classics. »
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Lire les précédents carnets :
- 14/02/2008 : « J’ai horreur de m’entraîner »
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Crédit photo : André Cavazzana - www.crancycles.com