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Samedi avait lieu la présentation du Team Lot et Garonne. Christel Ferrier Bruneau, qui fait partie des leaders de l’équipe ne se consacrera désormais qu’au cyclisme, partagée entre le cyclo-cross et la route.
Propos recueillis par Carine Cambou
Cyclismag : Tu sors d’un hiver où tu as été très présente, privilégies-tu le cyclo-cross à la route ?
Christel Ferrier Bruneau : Je n’ai pas les mêmes objectifs sur route que les autres filles de l’équipe. Personnellement, je privilégie le cyclo-cross à la route. De ce fait, je réalise toute la saison de cyclo-cross et je ne peux pas arriver en forme dès le début de la saison sur route. J’arrive en forme au mois de mai et donc pour les championnats de France en juin. Après je suis obligée de couper en été pour être bien dès la reprise de la saison de cyclo-cross.
« ME TOURNER VERS LA ROUTE PLUS TARD »
Penses-tu devoir un jour, faire un choix entre le cyclo-cross et la route ?
Pour l’instant, le choix que j’ai fait s’est plus porté sur le cyclo-cross. J’ai un meilleur niveau en cyclo-cross que sur route. Mais j’espère progresser et me tourner plus tard vers la route.
Que t’apporte le cyclo-cross dans ta pratique de la route ?
Le cyclo-cross m’apporte le rythme de course, je suis plus agile et je négocie bien les descentes. Cette pratique me procure des avantages mais c’est surtout la route qui m’aide beaucoup pour le cyclo-cross.
Sens-tu avoir franchi un palier ?
L’an dernier, j’ai été sélectionnée pour courir avec l’équipe de France lors de la Flèche Wallonne. En faisant 4e des championnats de France, je pense que l’on m’a remarqué. Mon équipe sait que je ne fais pas le début de saison. Cette année, je vais essayer de me sélectionner pour les championnats du Monde et pour les Jeux Olympiques.
Quels vont être tes objectifs ?
Mes objectifs seront les Championnats de France, le Tour de l’Aude où j’aimerais bien une victoire d’étape ou une place au général. J’espère aussi me sélectionner comme je disais, pour les championnats du Monde et pour les Jeux Olympiques. Mais, pour les JO, je sais que cela ne sera pas simple donc ce sera sans trop de pression. Après, la course que nous faisons en Espagne, l'Emakumeen Bira, qui est une course à étapes internationale me plait aussi car il y a de la montagne et je suis plutôt grimpeuse.
SE CONSACRER AU VELO
Tu as décidé de te consacrer uniquement au vélo, la décision a-t-elle été facile à prendre ?
Non, cela n’a pas été facile du tout. Je ne touche pas de salaire de par l’équipe donc cela constitue un manque à gagner. J’ai pu prendre cette décision car mon mari travaille, nous en avions parlé. Avoir arrêté de travailler me rajoute une pression supplémentaire car je me dis qu’il faut que je marche. Mais j’ai vu que cela en valait le coup. J’ai arrêté de travailler avant la saison de cyclo-cross et cela s’est vu dans les résultats. C’est rassurant.
Pourquoi avoir fait ce choix ?
Le fait d’arrêter de travailler me permet une meilleure récupération, notamment lorsque j’ai de longs déplacements. Je peux aussi m’entraîner plus et faire des sorties plus longues. C’est nécessaire lorsqu’on fait des courses de 110 ou 120km.
Ce n’est pas un peu perturbant de se consacrer uniquement au vélo ?
Si, cela perturbe un peu. Je suis moins cadrée, il faut faire attention à ne pas se laisser aller. J’essaie de garder un bon rythme de vie et continuer à me lever tôt le matin !
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Crédit Photo : Yann Le Goff - www.capture-velo.com