La petite reine chez Sa Majesté Posté le Lundi 04 juin 2007 @ 20:00:12
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Le prologue du Tour de France 2007 s’invite à Londres, du 6 au 8 juillet avec une idée fixe : promouvoir le vélo dans la capitale britannique. Mais l’enthousiasme des organisateurs masque quelques contradictions.
Par Clément Guillou et Jean Decotte (collaboration extérieure)
Ken Livingstone a un petit vélo dans la tête. Le maire de Londres, dans son combat contre les voitures en centre-ville, compte bien en faire un paradis pour cyclistes. Depuis son élection, sensibilisations dans les écoles et pistes cyclables se multiplient.
Quoi de mieux pour promouvoir le vélo que d'accueillir la plus grande course cycliste du monde ? C'est pourquoi Ken le rouge est venu demander « avec humilité », raconte le directeur du Tour Christian Prudhomme : « Monsieur le Tour de France, pouvez-vous partir de chez moi ? ». Et, plutôt que Copenhague ou Rotterdam, ASO a choisi Londres et son chèque de 2 millions d'euros. « Le Tour de France sera le bras armé de la politique de Livingstone, précise Prudhomme. Ce qui nous a séduit, ce sont les raisons de la candidature : pas la promotion de la ville, mais le développement du vélo. » Mais derrière les belles intentions du maire, il y a la réalité du Tour, 200 cyclistes pour 5000 suiveurs en voiture et une caravane publicitaire ultra-polluante. Il y a aussi cette candidature du même maire pour accueillir un GP de Formule 1 dans les rues londoniennes : pour encourager l'usage des bolides ?
UN WEEK-END CHARGÉ
Le vélo, c'est aussi la santé. Un credo que Transports for London (TFL), organisateur du Grand Départ, essaye de répandre dans la population londonienne. Mais celle-ci, du cyclisme sur route, connaît principalement les affaires de dopage. Le dopage ? Long silence de Mark Howell, de TFL. « Si ça arrive, cela aura forcément un impact négatif. Nous laisserons ASO s'en charger. »
Car le travail ne manquera pas aux organisateurs, entre promotion de l'évènement, animations autour du vélo à Hyde Park, présentation des coureurs à Trafalgar Square, et décoration du parcours. « Nous dépensons 6 millions de livres pour ce Grand Départ. C'est l'occasion de prouver que nous pouvons organiser de grands évènements. » En plus des coureurs du Tour, Mark Howell évoque un grand concert gratuit après la présentation, un village franco-anglais à Hyde Park où seront réunis les gloires du cyclisme britannique, une course féminine le dimanche sur le parcours du prologue...
Les JO sont en point de mire. Christian Prudhomme est déjà conquis : « On ressent la puissance d'une ville comme Londres dans l'organisation. Ce sera un départ différent de tous les autres. » Et de faire défiler le parcours dans sa tête, comme dans un film. Avec un public fourni, si possible. L'organisation espère 500 000 personnes. Malgré la concurrence, le même week-end, des finales de Wimbledon ou d'une démonstration de F1 dans les rues. Pour compenser, des spots de pub tourneront en boucle sur ITV tout le mois de juin, et le Grand Départ pénètrera les encarts des journaux. En plus, le spectacle sera gratuit, se rassure l'organisation. Oui, mais s'il pleut ?
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Cet article a été réalisé pour le magazine de l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille sur Londres. Vous pouvez consulter la majeure partie des articles sur londres.esj-lille.fr
Crédit Photos : DR
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